Photo noir et blanc d‘un enchaînement de  chaise à l‘aéroport de Lyon-Saint Exupéry.


Dans cette galerie, pas de thème, ce sont des images réalisées un jour comme un autre, toujours en noir et blanc au gré des hasards, des lumières et des lieux...
Un escalier en perspective plongeante comme un tourbillon au palace Georges V à Paris, un portrait de mon maître lisant, dans le reflet d‘une commode là aussi dans un palace, mais à Monaco : l‘Hermitage, harmonie des formes et des contrastes.
Soleil couchant ténébreux au-dessus de la Closerie Des Lilas, la verrière de la gare de Lyon sur fond de nuage, des chaises à l‘aéroport de Lyon-Saint Exupéry, la vitrine d‘un boucher à Paris... Uniquement des photographies qui n‘ont été dictées que par l‘instinct décisif.






































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L‘artiste tourne au hasard, son appareil en main, un jour comme un autre se dit-il, un jour où il fait bon flâner, le moindre détail prend soudain une certaine importance. Hier banal escalier se transforme en tunnel, colimaçon, tourne, tourne et emmène-nous ailleurs. Un cliché en Noir et Blanc qui nous fait glisser vers un autre monde. Le Palace Georges V recèle bien des trésors, mais l‘oeil du photographe reste fixé sur ce tourbillon en perspective. Pas loin de la sortie, un homme attend, écharpe blanche et chapeau d‘un autre temps, il rappelle ces films de gangsters, le Blanc et Noir doit y-être pour quelque chose.

Un autre jour, bonne fortune, Lyon et son escalier de lumière, le blanc habille l‘ombre alors qu‘Avril passe son chemin. Quelques années plus tard on retrouve un homme assis au rebord d‘une soute d‘avion, la piste sent le bitume, Orly et le ballet des appareils. On se rappelle alors Lyon-Saint Exupéry et cet enchaînement de chaises vides et agencées, comme les autres on attend accoudé à une rambarde, les yeux fixant l‘horizon.

Août déjà et La Closerie des Lilas resplendit sous un ciel d‘été, les toits comme un château s‘accoude aux nuages et la lumière diffuse emplit notre être. Monaco nous revient à l‘esprit, cette chambre où le photographe avait résidé un moment durant, cette commode si blanche et ce miroir qui réfléchit la trace. On y regarde de plus près et c‘est Istanbul qui apparaît, Avril 2006, des sièges et des hommes, barbe hirsute et regard intense, la photographie laisse place à la composition.

Juin 90, Paris, une bouteille de vin rouge dans une vitrine et un luminaire de néons, il scintille dans la pénombre et on fait Connaissance De La Carcasse. Le luxe sensible en photographies noir et blanc, des instants de vie éphémère au hasard de l‘instinct, l‘unicité est un art.